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L'inflation au pic de sa forme !



L’indice de l’inflation a atteint en zone euro 4,9% en novembre, le plus haut point depuis 30 ans. Une grande partie des économistes et banquiers centraux estiment que ce phénomène n’est que passager. Toutefois la tendance ne semble pas en ce sens. Certains pays sont particulièrement touchés : 6 % en Allemagne ; 7,1 % en Belgique ; 8,4 % en Estonie et 9,3 % en Lituanie… La France reste pour l’instant relativement épargnée, avec un indice des prix en hausse de 3,4 %.


Pour autant, il y a de cela un an, en novembre 2020, la zone euro était en désinflation, avec un indice des prix en recul de 0,3 % sur un an. Avec les campagnes de vaccination dès le mois de juin, entraînant la réouverture des économies, l’indice était alors en hausse de 1,9%, passant de 3,4% en septembre, 4,1% en octobre pour arriver à 4,9% en novembre.


Cette situation n’est pas simple pour les banques centrales, dont la mission principale est la stabilité des prix. Elles sont chargées de maîtriser et contenir l’inflation raisonnable sans pour autant entraver la croissance économique. Pour contrôler la masse monétaire en circulation, les banques centrales disposent d’un instrument appelé les taux directeurs, qu’elles peuvent relever ou abaisser à court terme.


C’est notamment ce qu’a décidé de faire la FED (Réserve fédérale américaine) en annonçant le mercredi 15 décembre qu'elle mettrait fin dès mars à ses achats d'obligations sur les marchés. La FED a ouvert la voie à trois hausses d'un quart de point de ses taux d'intérêt d'ici à la fin 2022.


Contrairement à certains de ses semblables, la BCE ne semble pas vouloir relever les taux directeurs pour le moment. Selon la BCE, l’augmentation générale des prix ne va pas se prolonger dans le temps. Son argument principal étant que l’indice élevé de l’inflation provient de l’envolée du coût de l’énergie, se traduisant par une montée du prix de l'essence et de l’électricité.



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