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Le conflit Russie - Ukraine fait peser des risques élevés sur l'économie mondiale



Comme évoqué dans une précédente communication, la Russie est entrée en guerre contre l’Ukraine le 24 février. Depuis, les marchés financiers subissent de fortes fluctuations.


La persistance d’un tel conflit pourrait plonger le monde dans la stagflation, c’est-à-dire un ralentissement économique couplé à une forte inflation. Le conflit entre les deux pays et les sanctions économiques infligées à la Russie induisent des perturbations sur les prix mondiaux de l’énergie et des matières premières, auxquelles l'Union Européenne est la plus exposée compte tenu de sa dépendance aux importations de pétrole et de gaz. Des perturbations pourraient également avoir lieu sur les produits alimentaires, les métaux, les engrais, ou encore le fret aérien. Cette raréfaction des matières premières pourrait entraîner de fortes conséquences en termes de nouvelles augmentations des prix.


Par l’augmentation des coûts de production, et par ricochet sur le pouvoir d’achat des ménages, c’est le niveau d’activité économique dans sa globalité qui va être impacté. Les perspectives économiques pour 2022 laissaient apparaître déjà un ralentissement de la croissance et une inflation résistante, mais ce conflit est venu amplifier les tendances. Selon la Banque de France, l’indice servant à mesurer l’inflation pourrait atteindre jusqu’à 4,4% en 2022 contre une prévision annoncée à 2,5% à la fin de l’année 2021.


Même si la France n’est pas directement en lien pour les échanges commerciaux avec l’Ukraine et la Russie, ce n’est pas le cas de tous les pays européens.


Des pays, comme l’Allemagne, l’Italie ou encore l’Espagne vont voir leur activité économique être fortement impactée, et par ricochet ces entités vont importer moins de biens et services en provenance de France, faute de moyens. En Europe, les prévisions de croissance sont revues à la baisse, même si elles devraient rester à des niveaux élevés, au vu du contexte économique extrêmement porteur.


Les marchés financiers apparaissent vulnérables et très volatiles face à ce conflit et à toutes les conséquences qui peuvent en découler. Il y a une incapacité d’anticiper l’évolution et l’impact économique de ce conflit. L’impact devrait être relativement mesuré tant que le conflit ne se généralise pas. Le maître mot en cette période de crise reste la vigilance.

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