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La BCE annonce une série de hausse des taux à partir du mois de juillet



La Banque Centrale Européenne a confirmé mettre un terme à sa politique monétaire de soutien à l’économie et planifier une hausse de ses taux directeurs au mois de juillet. C’est la première fois depuis 2011 que la Banque Centrale Européenne annonce vouloir relever ses taux d’intérêt. Une autre hausse plus importante serait à prévoir en septembre si l’inflation ne s’atténue pas.


La hausse des prix à la consommation ayant atteint un niveau sans précédent depuis la création de la Zone Euro en 1999, la Banque Centrale Européenne appréhende que cette hausse des prix se généralise de façon permanente. La hausse des prix à la consommation dans les 19 pays ayant adopté l’euro a atteint 8,1% sur un an, ce qui est inédit.


Au-delà de la flambée des prix, la hausse des salaires est un phénomène particulièrement surveillé par les analystes financiers car cela pourrait conduire vers un cercle vicieux d’inflation auto-entretenue. Pour éviter l’emballement, l’ancrage des anticipations d’inflation est déterminant. Il agit comme une force de rappel qui aide à contenir la spirale prix-salaires.


Christine Lagarde, sa présidente a donc annoncé une remontée des taux directeurs de 25 points soit 0,25%. L’institut de Francfort n’entend pas « se limiter » à la hausse de juillet, mais planifie une série de mouvements au cours des prochains mois, en fonction des perspectives d’inflation à moyen terme.


Afin d’agir de façon déterminante, la Banque Centrale va cesser ses achats d’obligations réalisés au titre du Programme d’achats d’actifs. Principal outil de soutien au crédit et à l'économie, ce programme de politique monétaire a été lancé en 2014 dans l’objectif de lutter contre la crise économique européenne de 2010.


La BCE acquiert divers actifs comprenant des obligations d’État, des titres émis par des institutions supranationales européennes, des obligations d’entreprises, des titres adossés à des actifs et des obligations sécurisées à un rythme de 15 à 80 milliards d’euros par mois. Ces achats d’actifs influencent les conditions financières générales et, indirectement, la croissance économique et l’inflation.

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